Abonné : 21 € / Réduit et CE : 23 € / Prévente : 25 € / Sur place : 28 €
Réservez votre billet en lignePlus de dix ans d’une carrière aussi discrète qu’extraordinaire dans le paysage du folk contemporain, Alela Diane revient le 22 mai avec Who’s Keeping Time?, via Fluff & Gravy / Loose Music.
Le septième album studio de l’autrice-compositrice de Portland est né d’un mélange d’intuition, de coïncidence et de collectif. Le 1er avril de l’année dernière, Michael Hurley, légende du folk et figure incontournable de la scène musicale de Portland, s’est éteint à l’âge de 83 ans. « J’étais absolument dévastée », confie Alela, qui ne se contentait pas d’admirer Hurley, mais le connaissait bien. Elle a performé lors d’un concert en l’hommage d’Hurley, et c’est dans ce deuil collectif qu’elle a trouvé réconfort et inspiration. « J’ai soudain réalisé à quel point ma communauté me manquait. C’est avec évidence que je voulais vivre pleinement. Écouter de la musique. Jouer de la musique. »
Si ses derniers projets étaient principalement en solo, Alela aspirait à emprunter une nouvelle direction. Grattant sa guitare sous les combles de sa maison victorienne datant de 1892, elle a vu naître de nouvelles chansons dans la lumière poussiéreuse — ainsi qu’un désir profond de les faire vivre à plusieurs.
Un soir, elle rencontre le batteur Danny Austin-Manning aux Clay Street Studios, qui lui présente le coproducteur Sam Weber (Madison Cunningham, Anna Tivel). Avec Sebastian Owens à la basse, ils enregistrent quinze morceaux en moins de cinq jours — tous en live, dans le grenier même où ils ont été écrits. Anna Tivel apporte des choeurs et du violon. Peter Lalish, du groupe Lucius, ajoute de la guitare. D’autres artistes du Nord-Ouest Pacifique, Kati Claborn et Luke Ydstie (Blind Pilot), ainsi qu’AC Sapphire, enrichissent l’ensemble de divers overdubs. La vision d’Alela pour une musique libre et une fraternité créative ravivée l’a propulsée vers une nouvelle ère.
Le résultat est un album de 11 titres, tour à tour apaisants, bruts ou envolées cinématographiques, où la voix mélodieuse d’Alela s’impose comme un instrument vibrant et bouleversant. Les textes révèlent une artiste dotée d’une force singulière, celle d’affronter la douleur sans s’y perdre, une qualité qu’elle a affinée au fil de sa vie de compositrice. Sa discographie éclatante a reçu des critiques élogieuses comme Pitchfork, NPR Music ou The Guardian. Le magazine UNCUT a décrit son talent comme « incroyablement beau, rassemblant la force et la délicatesse d’un fil de soie d’araignée » et la plaçant parmi les « 50 meilleurs albums singer-songwriter » de tous les temps, aux côtés de John Lennon, Joni Mitchell, Joan Baez et Paul Simon. Le média Consequence a lui aussi salué sa singularité, affirmant : « Sa musique est intemporelle, celle d’une troubadour itinérante, un phénomène qui n’émerge que quelques fois par génération. »
Avec Who’s Keeping Time ?, Alela Diane transforme le deuil en rassemblement, consolidant sa place comme force vivante et essentielle du folk contemporain — portée par la communauté, l’instant et la puissance intemporelle de la musique.
Au milieu de l’excitation et de l’incertitude propres à un nouveau départ, Paige Anderson, du duo Two Runner, pose dans sa musique des questions poignantes, trouvant un équilibre entre tendresse et conviction affirmée.
Avec un son façonné par une narration intime et une instrumentation riche, elle puise dans le bluegrass, la musique traditionnelle américaine (old-time) et le folk pour créer ses propres chansons, à la fois énergiques, sincères et profondément touchantes.
Sur les routes depuis sa plus tendre enfance, Paige Anderson a passé près d’une décennie à construire sa propre carrière et s’est produite sur scène en première partie de Sierra Ferrell, Watchhouse et Molly Tuttle.
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