LORENZO
1ère partie : KIKESA


Avec la sortie de son premier album – Rien A Branler – Lorenzo s’impose comme l’icône d’une génération qui maitrise suffisamment les codes du rap pour ne plus les prendre au sérieux. Ce rennais de 22 ans, planqué sous bob, lunettes et fines moustaches, est apparu comme un pop-up l’année dernière en cassant Internet. Mais lorsqu’un pop-up atteint le disque d’or en 3 semaines, le single de Platine en 2 mois (‘Fume A Fond’), dépasse les 173 millions de vues sur sa chaine, fidélise des centaines de milliers de fans, retourne les plus gros festivals (Dour, Eurockéennes, Panoramas, Bourges, Garorock, les Francos…) et enchaine les concerts, c’est qu’il y a plus qu’un phénomène. Les chiffres de  notre rappeur hâbleur, vantard et connard étaient déjà impressionnants – c’est au tour de sa musique de s’imposer. Avec Rien A Branler, notre lascar des étoiles montre qu’il est capable de rentrer dans le lard du rap français et boxer avec les plus grands, quitte à frapper sous la ceinture. Avec désinvolture, Lorenzo confirme qu’il est loin du simple comique que certains ont voulu voir en lui, et passe en fumette au niveau supérieur, entouré des meilleurs compositeurs et réalisateurs (Pyroman, Double X, Le Motif, Heezy Lee, Junior…) autant que de type beats ou instrus de ses potes. Lorenzo se permet même d’inviter ses colocataires de Columbine sur un ‘Ce Genre’ futuriste, l’éternel Charles Vicomte et VALD pour un featuring de l’espace, aussi hors-normes qu’il était espéré. On savait cette enflure capable de fabriquer son propre disque d’or – en réalité un CD bêtement gravé – revendu à 75.000€ sur eBay avant de faire éjecter de la plateforme. La raison ? Des b***s sur ses pochettes de disque. Aujourd’hui, Lorenzo n’a toujours pas les droits pour son bob, mais et son prochain disque de Platine devrait être authentique, quoique gravé au marqueur, et l’impressionnant Cosmik Tour commence déjà à afficher complet. Dans le sale et la bonne humeur mamène.






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