KOBA LAD


Quand le rap game a besoin d’une cure de jouvence, il lui faut une grande claque d’insolence. Et de l’insolence, Koba LaD en a à revendre.

En novembre dernier, ce jeune rappeur émergé d’Evry dans le 91 quittait son crew «Seven binks» et se révélait à travers 5 freestyles nommés «les ténébreux».

Succès total, les récits de ses aventures dans le quartier des Parc aux lièvres et plus particulièrement celles du Bat 7 sur fond de musique trap déferle sur les réseaux. «Koba LaDétaille pour le deal, Koba LaDébrouille pour la thune», LaD arrache à sa réalité tout qu’elle a de plus brute : les trafics, les rêves, les valeurs, une routine de dealer révélée via le prisme d’une voracité brûlante de liberté.

Quand J’ai vu Koba de la planète des singes étant petit, c’était un vrai gangster. Après j’ai dit: «Koba c’est moi»,et LaD c’est venu après avec le rap !

Le sale gosse que personne n’attendait additionne désormais les millions de streams et ne saurait tarder à les convertir en lingots dorés depuis sa signature avec Def Jam France. Mais ce n’est pas pour autant que Koba se laisse enflammer par le succès. Bien que son regard soit tourné vers l’avenir, son esprit demeure au quartier car comme il le dit «si tu perds ta base, après tu te perds».

Mais notre tête brûlée se fait vite rattraper par le succès. On se souvient encore de son live écourté sur la scène Radar des Solidays 2018, lorsque ses fans frénétiques renversèrent les barrières et mirent en déroute la sécurité. Déclencheur d’émeutes, c’est bien sur scène que son énergie folle libère toute sa puissance.

«Aux Solidays, ils ont cassé les barrières à trois reprises! Moi j’étais venu pour 8 sons au total, à la fin j’ai pu en faire 3… Y’avait plus de sécurité, ils m’ont dit de partir! ».

Le 28 Septembre, le rookie nous présente son premier album: «VII». Autour de ce projet, Koba révèle tout son potentiel et la maturité acquise. Abordant ses amours impossibles sur «Recul» pour basculer sur la précarité passée de ses «Moments durs», Koba élargit son spectre et nous paraît d’autant plus authentique lorsqu’il se livre. Néanmoins, il ne démords pas de son style originel et conserve la fougue de ses freestyles Ténébreux lorsqu’il pose sur «Tout» et «Everyday».

Glissant sur les productions de Tommy Beats (Damso, Niska), Dj Bellek (Lacrim) et du beatmaker star Ikaz Boi, Koba LaD et son «VII» promettent de percer les blocs du 91 pour de tout autres horizons.






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